jeudi 19 avril 2012

STRIKING AT LE JEU DE QUILLES (17/04/2012)

Le jeu de quilles, un vrai bistrot "à la Française", où l'on aime manger, et boire aussi... passionnément ...petit restaurant mitoyen de la Boucherie d'Hugo Desnoyer... repaire de bons vivants, bien buvants, bien mangeants... (et surtout pas bienpensants...) Benoit Reix au piano, sait cuisiner juste, flatter la gourmandise de ses hôtes, et même si l'on n'est pas nécessairement en plein accord avec certaines options oenologiques, le repas sait se faire mémorable et la succession de flacons (à une nuance près) confinait au sans faute... Après le festival de Mars, centré sur les longs-becs et une monumentale horizontale de côtes du Rhône 1998... cette fois : quelques flacons de bourgogne, et carte blanche au Chef...

Jeu de Quilles
Repas à thème donc, vins imposés, presque tous du moins... et l'on verra se succéder un Meursault Cossard (Les Genevrières) 2009 minéral comme il faut, friand et qui ne s'est pas fait prier... la fameuse D18 qui inspirera non sans raison quelques commentaires dignes de Jean Yanne ("je hais les départementales"...)... puis deux unités de Puligny "Les Chalumeaux" 2001 (la première un peu amortie, la seconde à perfection), un fameux Charmes-Chambertin "très vieilles vignes" 1999 de Joseph Roty et un Bonnes-Mares 2000 de chez Groffier, qui a encore un sacré avenir (et pour autant "se goûte bien"...). Bel échantillonnage, sacré jeu de quilles, qui sera servi avec inspiration (malgré une virose...) par Benoît, qui nous a construit un très joli repas, à la mode du jeu de quilles, 


Un consommé petits-pois et foie-gras, belle entrée, joli travail de textures entre la fermeté des petits pois, la douceur du velouté et le foie gras, en tout petits dés... une délicate mise en bouche en préambule au formidable Maki de veau-Burrata-Asperge, parmesan de 48 mois...un des plats vedette du dîner. D'une parfaite gourmandise ! (ah!... la viande du voisin Boucher, ci-présent pour se taper la cloche...).





Les poissons n'auront pas grand chose à envier à ce Maki dément... Trois merveilles de gourmandise : le maquereau fumé, lentilles vertes (juste cuites) et pâte de chorizo Iberico... un aïoli splendide d'équilibre puis le saumon et le thon au naturel, fondants, délicats, proches d'un irréprochable Sashimi. Juste délicieux...






A l'heure de la viande, une composition improbable et délicieuse, accompagnée de pommes de terre sautées... un "mille feuille de faux filet signé Hugo, aux anchois fumés" (si si..., et bon... très bon... la viande du voisin cuisinée à perfection... perfect match avec le Charmes Chambertin de Roty)... et suivra un Saint-Nectaire de concours et une fourme parfaite (harmonique hénaurme avec le Bonnes Mares)... et pour terminer, une pana cotta... Un très beau, un très bon repas, une belle, une très belle adresse ! Un grand bravo au Chef, un grand merci pour ce repas gourmand tout autour du vin. Que du bon ! Tout çà bien balancé ... Un grand strike au jeu de quilles !