On démarre ensuite le déjeuner avec le champignon de Paris, la figue et le miel de Paris, vinaigrette au Banyuls, feuilles de figuier et noisettes fraîches... textures soyeuses, fraîcheur et entrelacs de saveurs subtiles; entrée en matière délicate et droit aux papilles.
Suivie d'une association un peu détonante : saumon laqué au miso, vinaigrette à la moutarde de meaux et au concombre... concombre nature... sans défendre (nullement) l'intérêt du concombre, au moins ici n'est-il pas gênant quand le saumon est une tuerie, précision, texture, saveur... on ne boude pas son plaisir, on va jusqu'au bout, on mange tout, y compris le concombre (sans pour autant y prendre goût...).
Vedette ... arrive le homard breton, on ne rigole plus... merveille de texture et saveurs, à la savante (tout juste) cuisson : ébouillanté, décortiqué, terminé sur le gril japonais au charbon de bois : "Homard de Bretagne fumé, prâline de courge, butternut aux épines vinettes; maîtrise absolue de l'acidularité... Match parfait avec le Chardonnay...
Et merveille à suivre, perfect match avec un palo Cortado 20 ans (Wellington)... un instant d'anthologie gourmande : Anguille fumée, lard de Colonnata, poireau en cage- riz fermé au raifort, jus de bœuf au vin rouge. Ce jus de boeuf, on l'a tout entier dévoré, dans l'assiette mais aussi... la saucière entière... et l'anguille... une merveille... palme d'Or de ce déjeuner ! Le poireau en cage est un exploit de dressage... Hénaurme !
Quelques fromages... juste pour dire et le fameux grain de café, équilibre parfait de saveurs et textures, rafraichissant et gourmand...
Et de terminer avec les cafés sur un splendide chariot de mignardises... pour que soit parfaite la fête gourmande... Une cuisine splendide, un service en salle, une sommellerie qui n'appellent que des commentaires superlatifs, le Gabriel demeure un des points cardinaux gourmands de la capitale. Sans doute aucun !