
Comme au Japon... ou presque... un Sushiya qui traite l'Art du Sushi de façon "infiniment sérieux"... "infiniment Umami"... "infiniment Sushi" dirait quelque pâtissier Français de renom... des sushis sans concession, un travail personnel qui n'admet aucune approximation : une maturation des poissons assez poussée, un riz austère, à la texture droite, des nigiri sushis à la taille irréprochable, un menu Omakase parfaitement construit... Un beau grand déjeuner, merveilleusement accompagné, tabétomo au savoir encyclopédique, une référence en matière de sushis... Restaurant de poche, "comme au Japon"... un bar à sushis, un vrai… une dizaine de sièges… et le tout dans une atmosphère du genre "y'a des choses avec lesquelles on ne rigole pas"... et "on ne rigole pas avec les sushis"... Jin les traite avec un respect et une technique irréprochables. Étonnant, détonant de trouver à Paris un vrai Sushiya... "comme là bas" et Takuya Watanabe, originaire de Hokkaido... qui fait parler la poudre façon sans concession... on aura dégusté avec gourmandise ce menu tout sushis, étourdissant... et on va revenir, si si… bientôt !... au retour de l'opération Ginza à suivre...
Grand menu, beau menu et démarrage en trombe avec un fouillis de thon gras surmonté d'une cuiller généreuse de caviar (ah la posologie…)... peut-être pas vraiment classique mais carrément, délicieusement bon... on est dans le t(h)on d'entrée de jeu... et quelques sashimis à suivre, maguro, bar... irréprochable, dans la maturation du poisson comme dans la découpe, chirurgicale.
Et une souplette à suivre (asperges, daurade, morilles et un dashi de folie)... et avant de démarrer la séance de sushis, homard rafraîchi... quelques œufs de saumon, purée de chou-fleur... on est prêts, en piste... une dernière assiette intermédiaire (tataki de thon, anago, Daikon) et on démarre...
La déclinaison de sushis a de quoi impressionner. Pas d'hésitation, des poissons d'exception (sériole, mulet, bar, maguro, Toro, ... promenade en mer, visa pour le Suhsiland... petite merveille)... pour terminer sur un maki géant... tout de thon gras... pour ceux qui ont encore faim... un régal, on croque à pleines dents, on se régale.
Puis arrive Tamago, qui signe la fin de la déclinaison de sushis. Excellent Tamago, doux et riche, à la texture impeccable... suivi d'une une souplette aux crustacés, et ramen délicats, vraiment un régal (on en prendrait bien un litre ou deux pour ramener à la maison, tiens ...)…
Prélude à un dessert nippon raffiné qui termine ce beau déjeuner... pas de vin, pas de saké. Thé vert... le meilleur allié du sushi (dixit M. Sawada)... Il ne va pas se passer longtemps avant que de revenir chez Jin ! …
![]() |
| Na ! |











